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Ces végétaux qui raffermissent la peau

 

La nature met à notre disposition dans son coffre aux trésors d'une richesse insoupçonnée des substances dont les propriétés remarquables nous permettent de les substituer au collagène, au placenta et à l'élastine (des substances animales que l'on retrouve fréquemment dans les produits de soins antirides). Une nouvelle tendance domine de plus en plus dans le domaine de la cosmétologie : l'utilisation de substances végétales. Ce qui sécurise, il faut le dire, plusieurs consommateurs, les diverses sources animales étant de plus en plus au «banc des accusés» pour des raisons écologiques. Dans le cas où cette option nous intéresse, il est bon de connaître ces substances végétales et de les rechercher sur les étiquettes des produits de soins.

Soya, quillaïa et Cie

Le collagène est l'une des plus importantes protéines dans les tissus de la peau. Il prévient la formation des rides, colle les cellules les unes aux autres et améliore le tonus. Le dermogène se substitue au collagène. Constitué d'acides aminés de soya associés à des substances enzymatiques végétales, il vient prêter main-forte au collagène épidermique, lui procurant une matière première dont il pourra s'abreuver.

Le dermocenta se substitue au placenta, qui est d'origine animale. Le dermocenta est constitué d'acides aminés de soya et est riche en proline et alanine, toutes deux des acides aminés. Il tonifie l'épiderme et stimule le renouvellement cellulaire. Il est hydrolisé par des enzymes et associé à des substances végétales provenant de l'aloès qui activent le renouvellement cellulaire. On retrouve ce substitut végétal au placenta dans certains produits cosmétiques de soins.

L'élastine végétale, quant à elle, provient des fruits du quillaïa (bois de Panama). Riche en flavonoïdes, elle améliore l'élasticité de l'épiderme. L'élastine est également une protéine, elle assure l'élasticité des tissus.

Toutes ces substances déploient leurs effets lorsqu'elles sont associées aux séropeptides végétaux. Ces derniers proviennent du fruit du Kigélia africana et également du germe de soya (qui associé à des enzymes végétales a fait l'objet d'études poussées). Les fruits du Kigélia africana, de 10 kilos chacun, regorgent de substances dont les propriétés ont été vérifiées par les laboratoires européens en ce qui a trait spécifiquement à l'activation des échanges cellulaires. Ils agissent en tant que bio-dermine et bio-stimuline. Ils procurent un effet flash, confèrent à l'épiderme plus de luminosité en renouvelant le film hydrolipidique qui le protège, et donnent un fini rosé.

Un grand pas de la science

L'activation des échanges cellulaires assure une meilleure respiration des cellules. Ainsi s'organise la lutte anti-vieillissement des tissus. L'enzyme cytochrome oxydase, qui est présente dans presque toutes les cellules, joue un rôle essentiel dans la vie de celles-ci. Elle transforme l'oxygène contenu dans ces mêmes cellules en énergie. L'enzyme cytochrome oxydase est donc étroitement associée à la respiration cellulaire. Après plus de 20 ans de recherches, des chercheurs japonais et allemands ont finalement réussi à découvrir la structure de cette enzyme fondamentale, ce qui nous a permis de comprendre le rôle «anti-vieillissement» que peuvent jouer les substances végétales sur cette enzyme. Tout cela peut s'appliquer au quotidien grâce à l'utilisation d'ampoules contenant ces substances végétales.

Conclusion

Les recherches l'ont démontré, les substances végétales que sont le dermogène, le dermocenta, l'élastineextraite du bois de Panama ainsi que les séropeptides végétaux provenant du fruit du Kigélia africana et du germe de soya redonnent fermeté et luminosité à la peau. Elles rééquilibrent le film hydrolipidique, atténuent les rides et elles constituent une option intéressante aux antirides de source animale.

Johanne Verdon, ND.A.
Membre de l'association des
naturopathes du Québec

 
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