| Avons-nous
oublié la notion de «jardin»?
7
) Les infections urinaires
 |
Les infections urinaires, leurs soins relèvent-ils des «
Pompiers » (médecine allopathique) ou des « Jardiniers
» (médecine alternative)? Doit-on vivre, lorsqu’on
a souffert d’une cystite soignée par des antibiotiques, dans
la crainte d’une récidive, s’en remettant au bon ou
au mauvais sort?
Ici nous allons plonger encore plus profondément dans la notion
de « jardin », car au cœur même de l’intestin
est une flore constituée de 100,000 milliards de bactéries
réparties en 500 espèces différentes. Celles-ci n’étant
toutefois pas des plantes, la communauté scientifique leur a donné
une autre appellation, soit celle de « microbiote intestinale ».
Une infection urinaire est toujours en lien avec la qualité de
la flore intestinale, celle-ci permettant, dans le meilleur des cas, d’empêcher
la multiplication excessive de la bactérie escheridia
coli qui a tendance, lorsqu’elle se comporte en envahisseur intestinal,
à faire une migration vers la vessie, causant ainsi une infection.
Les probiotiques adhèrent aussi aux muqueuses du système
urinaire afin de les protéger. On pourra également les insérer
sous forme d’ovule dans le vagin, toujours en prévention,
afin d’aider les femmes qui ont tendance à faire une infection
urinaire suite aux relations sexuelles. Lorsqu’une cystite se manifeste
et que des douleurs, brûlures et saignements l’accompagnent,
le traitement relève des Pompiers (médecine allopathique)
mais par la suite, les Jardiniers (médecine alternative)
verront à prévenir les récidives. Ce travail de terrain
que fera le(la) naturopathe est d’une grande utilité et fera
toute la différence, car souvenons-nous qu’une utilisation
fréquente d’antibiotiques s’accompagne toujours d’une
fragilisation du microbiote intestinal, du risque de développement
de la multi-résistance des bactéries face aux antibiotiques
et de l’augmentation du potentiel de cancérisation. Un grand
travail se fera donc avec divers « aliments-remèdes »
tels que la canneberge, l’ail, l’oignon et le poireau, incluant
aussi les fines herbes protectrices : origan, marjolaine, sarriette, graines
de céleri. Les aliments favorisant le rétablissement du
pH urinaire neutre et ceux qui renforcent le système immunitaire
ne seront évidement pas laissés pour compte. Les plantes
telles que la busserole sauvage (uva-ursi), la racine de sumac aromatique,
le millefeuille, la verge d’or, l’avoine fleurie, l’écorce
et la feuille de peuplier sauvage aideront grandement à prévenir
l’irritation et l’infection de la vessie. Qu’on se le
dise!
À venir dans le prochain article : les maladies de peau, une affaire
de Pompiers (médecine allopathique) ou de Jardiniers
(médecine alternative)?
Johanne
Verdon, ND.A.
Membre de l’ANAQ
Comité médiatique
|