| Avons-nous
oublié la notion de «jardin»?
5
) L'artérite temporale
 |
Cette simple question rend souvent nostalgique. L’époque
n’est pourtant pas si lointaine où on parlait aux enfants
des semences et de tous les soins qu’il fallait leur prodiguer pour
que surgissent les racines. Aujourd’hui, on se bat pour interdire
les semences terminator, génétiquement modifiées
pour être stériles lors des récoltes. Mais revenons
à l’essentiel du propos de cette série d’articles,
soit l’utilité de la médecine alternative (les «
Jardiniers »), qui s’inscrit dans une connaissance de l’importance
du terrain de vie sur lequel se développe la santé mais
aussi du terrain de mort, sur lequel s’acharnent à croître
les maladies. Et d’autres part, la nécessité de l’utilisation
de la médecine allopathique (les « Pompiers ») dans
les situations d’urgence (accidents, ACV, coma diabétique,
chirurgies diverses). La question d’aujourd’hui est donc la
suivante : une personne souffrant d’artérite temporale (une
maladie auto-immune où le système immunitaire s’attaque
aux tissus des artères en présence d’une inflammation
qui provoque leur rétrécissement) doit-elle prendre la PREDNISONE
(cortisone) prescrite par son médecin? Oui, car il s’agit
là d’une situation de crise! L’utilisation de la cortisone
permettra de réduire rapidement l’inflammation et, du même
coup, la réaction auto-immune du système immunitaire. La
cécité est la menace la plus grave de l’artérite
temporale. Faute de traitement, une personne sur cinq devient aveugle.
Cette maladie se manifeste rarement avant cinquante ans. Cependant, si
la cortisone est le traitement allopathique (Pompiers), il est essentiel
parallèlement à ce traitement, d’avoir un suivi en
médecine alternative, afin de permettre à la personne de
connaître les aliments pro-inflammatoires (ayant contribué
à développer l’inflammation des vaisseaux sanguins)
et, d’autre part, les aliments anti-inflammatoires. De nombreuses
études indiquent un lien entre les régimes riches en graisses
animales, en sel et en sucre et ce type d’inflammation. Le diabète
et le tabagisme augmentent aussi les risques. Il est important également
de souligner que 15% des personnes atteintes de pseudo-polyarthrite rhizomélique
développent une artérite temporale. Celle-ci se manifeste
d’abord par une raideur et des douleurs au niveau de la nuque, des
épaules et des muscles de la hanche, particulièrement le
matin. Lors du sevrage de la cortisone, il arrive souvent que l’artérite
temporale récidive et qu’il faille, pour un an ou deux, continuer
la cortisone. Voilà pourquoi un travail de fond par l’alimentation,
les jus frais riches en chlorophylle, l’utilisation des bons acides
gras (oméga 9, oméga 3), de substances naturelles anti-inflammatoires,
de minéraux alcalins est fondamentale, ainsi qu’un sommeil
profond et réparateur. Et cela ne va pas sans une prise de conscience
de l’influence des stress émotifs sur l’inflammation.
Cette démarche santé permettra au corps de se sevrer (sous
suivi médical) de la cortisone.
Dans le prochain article : vos nerfs, faut-il les soigner chez les Pompiers
(médecine allopathique) ou chez les Jardiniers (médecine
alternative)?
Johanne
Verdon, ND.A.
Membre de l’ANAQ
Comité médiatique
|