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Les
anovulants, un kaléidoscope inquiétant ! (1ière partie)
Lorsque l’on
parle des huit inventions qui ont changé la vie des femmes, on
parle en tout premier lieu de la pilule. Mais l’utilisation de cette
fameuse pilule contraceptive est-elle sans danger et a-t-elle vraiment
libéré la femme?
Dans les années 60, lorsque la pilule fut introduite au Canada,
on était dans le vent, mais 20 ans plus tard, soit dans les années
80, on a commencé à rechercher une vie plus saine et plus
équilibrée, et aujourd’hui, devant la triste augmentation
du cancer du sein, ainsi que du nombre de femmes allergiques aux aliments,
aux produits chimiques et à la pollution (dont on dit qu’elles
sont allergiques à notre siècle), on est forcé
de se poser des questions.
Cette série de six articles a pour but de mettre le doigt sur divers
problèmes qui risquent de devenir le lot de plus en plus de femmes
qui, déjà très jeune, commencent à prendre
la pilule. Elles doivent au moins être informées, afin qu’elles
prennent leurs décisions contraceptives en toute connaissance de
cause. Elles doivent savoir que ces risques augmentent avec l’âge
et qu’un grave problème écologique est en train de
poindre avec l’utilisation des contraceptifs oraux par des millions
de femmes. Les hormones se baladent dans l’eau potable et s'unissent
aux xéno-œstrogènes. Les poissons, en consommateurs
malheureux, les ingurgitent, et voilà maintenant que nombre d’entre
eux se baladent avec deux sexes et qu’on s’inquiète,
avec raison, devant cette multiplication évidente de poissons androgynes.
Si la pilule donne à la femme le contrôle sur sa fécondité,
elle ne lui donne pas le contrôle sur sa santé. Souvent elle
le lui retire!
Parlons premièrement de la fonction hépatique. Le foie remplie
500 fonctions et est l’usine antipoison du corps. Or, on sait que
les progestatifs, soit la progestérone de synthèse des anovulants,
la progestine, ralentit la capacité d’épuration du
foie. Les oestrogènes élèvent le taux de cholestérol
et la progestérone de synthèse retarde la vidange de la
vésicule biliaire, ce qui favorise le développement des
calculs biliaires. La progestérone de synthèse ralentit
l’activité des enzymes qui épurent le sang. La prise
de poids est un des effets secondaires de la pilule. Le foie est au métabolisme
ce que le cœur est au sang : une pompe! Cette pompe cependant, sous
l’effet de la pilule, ne peut s’activer efficacement. Il s’ensuit
également un ralentissement de la thyroïde. Qu’arrive-t-il
lorsqu’une femme subit l’action conjuguée de cette
pilule et d’un antidépresseur? On sait que plusieurs d’entre
eux font prendre du poids! Il s’ensuit avec le temps des douleurs
au dos, aux genoux et aux hanches, un risque accru de diabète de
type 2 et d’hypertension. En somme, c’est le syndrome du métabolisme
toxique qui s’installe lentement mais sûrement.
Revenons maintenant aux problèmes d’allergies et aux troubles
immunitaires, qui atteignent des proportions que l’on qualifie de
plus en plus d’épidémiques, chez les femmes qui prennent
la pilule. Il a fallu plusieurs années à divers scientifiques,
donc le Dre Ellen Grant, M.D., qui fut associée de très
près aux recherches et au développement de la contraception
chimique en Grande-Bretagne en 1961, pour arriver à cette conclusion
claire que la pilule n’est pas sans danger et qu’elle provoque
des modifications immunitaires qui jouent un rôle capital dans l’apparition
des effets secondaires de celle-ci. Celles d’ailleurs qui ont des
antécédents familiaux allergiques ont, règle générale,
des effets secondaires immédiats, comme des maux de tête
importants 24 heures après la prise de la première pilule.
Les hormones ont un effet indiscutable sur le système immunitaire.
Les oestrogènes peuvent augmenter les taux d’anticorps. Plusieurs
ORL constatent que les femmes qui prennent la pilule ont souvent des rhinites
et/ou le rhume des foins.
Alcool et anovulants ne font d’ailleurs pas bon ménage et
beaucoup de femmes qui prennent la pilule remarquent que lorsqu’elles
ont bu, elles ont nettement plus la gueule de bois. Les femmes alcooliques
qui prennent la pilule ont plus de risques d’avoir un profil hépatique
désastreux. Ajoutons une consommation de bière et de divers
apéros – dont on dit qu’ils déversent des
allergènes à la vitesse d’un avion à réaction
parce qu’ils sont faits à base de levures et de grains –
à un fond de foie donc les capacités d’épuration
sont affectées par la pilule et nous avons là, un portrait
qui n’est guère rassurant!
En terminant, savez-vous que chez certaines femmes qui ont des antécédents
de schizophrénie, l’association œstrogène-progestérone
de la pilule peut être à risque, car elle élève
le taux de cuivre du sang (deux fois plus que la normale), ce qui peut
perturber sérieusement l’humeur. D’ailleurs, le plasma
des femmes qui prennent la pilule a souvent une coloration bleu-vert marquée
à cause de ce cuivre, ce qui a déjà inquiété
les banques de sang. Le cuivre et le zinc doivent être maintenus
en équilibre car ils ont en quelque sorte des fonctions antagonistes.
La pilule diminue le taux de zinc et le zinc est aux nerfs ce que le calcium
est aux os.
Dans le prochain article, il sera question entre autres de l’influence
de la pilule sur l’humeur. La pilule donne-t-elle le cafard, influence-t-elle
la libido et peut-elle perturber les relations homme-femme?
Rappelons-nous que l’efficacité de la pilule est de 99,5%.
Par contre, lorsque les conditions d’utilisation ne sont pas respectées,
cette efficacité peut diminuer très rapidement. L’efficacité
des condoms peut atteindre 99% si le condom est utilisé à
chaque relation sexuelle, peu importe le moment du cycle. Certains condoms
sont pré-lubrifiés. Le lubrifiant, comme on le sait, facilite
la pénétration, diminuant le risque de déchirure.
Il faut cependant éviter les lubrifiants à base d’huile
avec les condoms en latex. On choisira donc un lubrifiant soluble à
l’eau. Les contraceptifs hormonaux ne préviennent pas les
infections transmises sexuellement, ce que font par contre les condoms.
Johanne
Verdon, naturopathe agréée
Membre de l’ANAQ
Comité médiatique
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